Pourquoi je n’aime pas les bonnes résolutions ?

Savez-vous pourquoi je n’aime pas les bonnes résolutions ?

Elles conditionnent notre bonheur.

Je ne serai pas accomplie tant que je ne me remettrai pas au sport
Je ne serai pas heureuse tant que je n’aurais pas trouvé l’amour
Je ne me sentirai pas intellectuelle tant que je ne lis pas 24 livres par an
Je ne serai pas une bonne maman si je ne tiens pas mon planning de menu équilibré chaque semaine

Je pourrais écrire une liste longue comme mon bras de « bonnes résolutions » que j’ai prises ou entendue et qui sont laissées tomber à l’eau en quelques jours. Cela vous rappelle quelque chose ?

 

Pourquoi les bonnes résolutions ne marchent pas ? 

Les bonnes résolutions nous laissent la drôle d’impression qu’il nous manque toujours quelque chose pour être heureux.se.

Comme si on était censé accomplir quelque chose de grand ou de significatif avant de pouvoir profiter pleinement de la vie. Comme s’il fallait des objectifs précis, des indicateurs de performances et un plan prévisionnel pour gérer notre vie comme on pilote un business.  

Dans une étude menée sur 3000 personnes par le psychologue britannique Richard Wiseman, environ 88% de bonnes résolutions échouent. Ce qui veut dire que seulement 12% des personnes réussissent leur objectif. 

Alors, oui, de nombreuses méthodes existent pour fixer des objectifs de manière efficace, mais est-ce que ce n’est pas se mettre une pression supplémentaire ?  

Imaginez une personne pressée qui veut acheter une maison parfaite. Elle est persuadée qu’elle sera heureuse dès qu’elle aura LA maison de ses rêves. Pendant des mois, elle est focalisée sur les rendez-vous, les visites, le notaire, les banques, les travaux s’il y en a, la décoration, l’aménagement. Mais une fois que c’est fait, qu’est-ce qui se passe ? Elle se rend compte qu’il y a encore des choses qui ne vont pas, que ce n’est pas aussi parfait que ce qu’elle avait prévue et elle commence à rêver à une autre maison. Vous voyez le problème ? 

A être constamment dans un futur bonheur idéalisé, elle laisse de côté un très beau cadeau de la vie : le présent. 

illustration article Camille Pelissier sur les bonnes resolutions

Les bonnes résolutions : une question de personnalité ?

Pour nuancer mon propos, car on parle ici d’un sujet humain et donc complexe, j’aimerais préciser que cette histoire de bonnes résolutions cela dépend surtout de votre personnalité.

Certaines personnes avancent et se nourrissent d’objectifs, elles aiment ce cadre. Le challenge c’est leur carburant tout au long de l’année. D’ailleurs, ces personnes-là attendent rarement la nouvelle année pour se fixer un nouvel objectif. 

D’autres personnes auront besoin d’évoluer progressivement, avec  plus de douceur. La perspective d’un gros challenge à réaliser c’est surtout une confrontation à l’échec. Le risque pour ces personnes est de tomber dans une spirale négative de comparaison aux réussites des autres et de se sous-estimer.

Vous êtes plutôt quel profil ? 

Je n’ai pas l’habitude de donner des réponses toutes faites, car je suis profondément convaincue qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de faire. J’ai plutôt envie de vous inviter à vous questionner sur vos bonnes résolutions :

Pourquoi cette résolution est si importante pour vous ? (à faire pour chaque idée de résolution)

Pourquoi maintenant et pas il y a 6 mois ?

Qu’avez-vous déjà essayé de faire pour résoudre ça qui n’a pas marché ?

Qu’allez-vous faire de différent cette fois-ci ?

La gazette de Camille !

Rejoignez les coulisses de mon activité. J’adorerai vous dire que j’écris cette Gazette régulièrement, mais c’est tout simplement faux. Pas de spams intempestifs avec moi ! Dans ma Gazette, je vous transmets les dernières actualités de mon activité et je vous parle des sujets qui me touchent.

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